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Rando bivouac Montagne
De la Haute-Ubaye à Chianale

De nouveau en Italie!

Lacs de Marinet, Col Marinet, Col Mary, Croce Provenzale, Col Bellino, Sant'Anne (+950m , -1700m)

La nuit de bivouac bivouac lac marinetaux lacs de Marinet a été ponctuée d’éclairs et d’un peu de grésil, mais ce matin le ciel est bien dégagé à part quelques nuages dans la vallée, et toujours ce satané vent. Heureusement que la randonnée commence par une montée car cela nous réchauffe un peu, mais gants et bonnet sont très appréciés. Nous passons au pied du lac supérieur de Marinet, puis attaquons la grande traversée vers le col Marinet à 2787m. Le paysage est grandiose ce matin, les photographes que nous sommes se régalent. col marinetFil, en pleine forme nous a tous devancés pour se réchauffer. Ensuite, par une crête bien ventée, la randonnée de poursuit vers le col de Mary où nous repassons en Italie. Une pancarte indique le village de Chiappera, cela nous rappelle quelques souvenirs d’une randonnée bivouac précédente avec Francis et Eliane. En descendant, nous avons une belle vue sur la Croce Provenzale, rocher très caractéristique. Nous faisons une pause à l’abri du vent au pied du petit lago della Sagna del Colle. Nous poursuivons la randonnée jusqu’au hameau de Grand Collet où nous allons remonter en direction du Col Bellino, 800m plus haut. De nombreux italiens, montés en 4x4 jusqu’ici, partent dans cette même direction. Après quelques échanges, nous suivons les indications de la GTA.

Philippe, col de mary parti devant, se trompe d’itinéraire, traverse le torrent. La mousse recouvrant les rochers le fait glisser, il se retrouve les pieds dans l’eau, sur le dos, le sac l’empêchant de se relever. Il nous rejoint penaud, les pieds trempés, les chaussettes à essorer… dommage que les photographes n’étaient pas là pour immortaliser la scène!!! Le ciel s’est voilé au moment du repas et nous mangeons rapidement. Nous croisons quelques VTTistes plus ou moins téméraires. Le soleil réapparaît et les derniers mètres sous le col Bellino s’en ressentent. Au sommet, de nouveau une belle vue sur le Mont Viso que nous aurons observé sous toutes ses faces durant ces quelques jours de randonnée bivouac. Nous attaquons la longue descente, d’abord dans un terrain caillouteux avant de rejoindre de grandes prairies où paissent de nombreux troupeaux de vaches.

Il est 16h, nous sommes à Plan Céïol, vers 2100m où nous avions prévu le bivouac. De peur d’être dérangée par les clarines des bêtes toute la nuit, je préfère descendre mais il faudra aller jusqu’au hameau suivant Sant’Anne pour retrouver des terrains plats pour le bivouac. Cela rechigne un peu dans la troupe, mais pas le choix. bivouacAu fond d’un pré, non loin de la rivière, nous trouvons un bon terrain pour installer le bivouac. L’endroit est plutôt douillet et nous ne sommes qu’à 1850m, la nuit devrait être moins froide. Un peu plus bas, il y a la source de Sant'Anne, où les italiens font la queue avec bouteilles et gobelets. Après renseignement, il parait que l’eau est bénéfique! Donc ce soir on se refait une santé! C’est l’heure du thé pour les uns, cappuccino pour les autres, puis les soupes se succèdent avant le dernier plat déshydraté, spaghetti bolo.


Une randonnée sans génépi est comme un jour sans soleil!

Sant'Anne- col de Bondormir- gîte de Pra Mourel à Chianale (+1000m , -950m)

Ce matin, le soleil est là dès le lever mais la nuit de bivouac a été plus froide, il ne fait que 1° sous la tente qui est toute givrée. Une fois la tente séchée au soleil, nous rejoignons le hameau du Mélèze où nous bifurquons à gauche en direction du Colle del Bondormir. Le sentier bien que GR, semble peu fréquenté et les indications font un peu défaut. Nous montons une piste et retrouvons le sentier plus haut qui se perdra de nouveau le long de la rivière. col bondormirAprès une bonne montée en lacets dans une prairie très fleurie où asters et edelweiss ont fait leur apparition, nous apercevons le col de Bondormir au loin. Après une longue traversée montante nous l’atteignons. Nos hommes discutent avec un italien qui leur explique qu’il fêtera ses 80ans le 15 août et que son copain est parti sur la crête au dessus pour ramasser du génépi. Nous laissons nos sacs et décidons d’aller voir. Non seulement, il y a une belle vue sur le Viso qui commence à se cacher derrière les nuages mais, en effet, le génépi est bien présent. Tandis que chacun s’affère à la cueillette, un monsieur nous rejoint le sac bien rempli de cette bonne plante médicinale… il est 13h30 quand nous redescendons au col de Bondormir, la cueillette nous a fait oublier que nous avions faim. Après quelques bons conseils sur les vins italiens donnés par le papy, nous décidons de descendre un peu à l’abri du vent pour manger. Une grosse pierre sur laquelle nous nous adossons fera l’affaire.

Les nuages couvrent complètement le Viso que nous ne reverrons pas. La descente se fait sur un sentier où nous jouons presque les ouvreurs avant d’atteindre la forêt et ses lacets bien humides. Peu de temps avant d’arriver à Madalena, commune de Pontechianale, les premières gouttes se font ressentir. Dur, dur pour le bivouac. Nous sortons les protèges sacs mais déjà la pluie a cessé. Au dessus du barrage, nous prenons à gauche un sentier parallèle à la route, en direction de Chianale, destination du jour. La pluie tombe par intermittence mais sans grande intensité.

Chianale

Nous arrivons au joli village de Chianale vers 17h où nous avions décidé de manger au restaurant ou dans un gîte. Le temps ne nous incite pas au bivouac, mais plutôt de trouver un hébergement au sec. Le 1er gîte est complet, devant le 2nd, une dizaine de personne attendent. Nous avons peu d’espoir. La patronne arrive et, dans un français impeccable (et pour cause, elle est de Nîmes!), s’adresse au groupe en leur indiquant le dortoir réservé. Ensuite, nous demandons s’il reste des places, c’est d’abord non désolée, puis oui je vais me débrouiller: finalement elle nous libére un dortoir de 6 places. Nous serons comme des rois. Nous apprécions la bonne douche chaude et Fil sera ravi de dormir sans sa veste... Cette hôtelière, Brigitte, ancienne enseignante, est vraiment formidable: on se fait la bise en partant! Nous conseillons à tous ceux qui passeront par Chianale d’aller au gîte de Pra Mourel qu’elle dirige avec beaucoup de dynamisme, de conviction et de chaleur humaine.


De retour dans le Queyras

Chianale, col Agnel, Pain de sucre, Col Vieux, lac Foréant, lac Egorgéou, L'Echalp (+1050m , -1200m)

Au lever, nuages et soleil se partagent le ciel. Après un bon p’tit déj pris au gîte, nous allons faire quelques courses à l’épicerie du village. De Chianale, nous montons en direction du col Agnel en passant de nouveau par le bâtiment militaire où nous avons pique-niqué 3 jours plus tôt. Nous rejoignons le sentier pris à l’aller par erreur, mais cette fois ci nous allons bien au col Agnel. Il longe la route avant de la rejoindre quelques lacets sous le col. Il fait très noir dans la vallée et vers le col Longet. queyras pain de sucrePour l’instant, nous avons de la chance, nous sommes sous le soleil mais le Pain de Sucre est dans le nuage. Nous ne ferons pas le sommet, pas de bivouac non plus au lac Foréant ou Egorgéou car la pluie est prévue pour la soirée. Nous terminerons donc notre périple en descendant directement à l’Echalp d’où nous sommes partis il y a 7 jours pour cette randonnée bivouac. Au col Agnel, de nombreux touristes, en camping-car ou à vélo, immortalisent les lieux où sont passés les coureurs du tour de France quelques jours plus tôt.

lac foréant

Nous progressons vers la base du Pain de Sucre avant de redescendre sur le col Vieux d’où nous apercevons le lac Foréant en contrebas. Nous avons une belle vue sur la Taillante, belle dalle effilée. Tandis que Patrick reste en hauteur pour avoir une belles vue sur le lac Foréant, nous prenons le GR et visons un gros rocher abrité pour manger. Tandis que nous terminons, le soleil se cache définitivement et nous contraint à continuer notre route. C’est donc la grisaille qui nous accompagnera jusqu’en bas. Nous descendons le verrou qui sépare le lac Foréant du lac Egorgéou. Au niveau du lac Egorgéou, une jeune femme du Parc régional du Queyras sensibilise les touristes à la protection de l’environnement. Nous poursuivons notre descente et rencontrons un jeune berger au bord du chemin avec lequel nous échangeons quelques mots et à qui nous laissons le pain et saucisson qui nous restent. Nous continuons et faisons une petite pause avant d’arriver car la fatigue se fait ressentir. Nous repartons et vers 16h nous arrivons à la voiture, fatigués mais contents d’avoir bouclé ce beau tour entre Queyras, Haute Ubaye et Italie en randonnée bivouac.

Auteurs : Patrick et Corine Willemain