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Trek en Islande
Landmannalaugar... la palette du peintre

Lundi 1er Juillet

Arrivée dans le Landmannalaugar, installation du camp et courte randonnée

Ce matin, il fait gris. Il ne faudrait pas trop s’habituer au soleil!!! Nous prenons un bus de ligne qui va nous emmener dans la région du Landmannalaugar située au sud de l’île. Une fois les nombreuses caisses chargées dans les soutes, c’est parti pour 3h de route, puis 1h de piste. Très vite, nous quittons la région habitée pour nous retrouver entourés de lave à droite et à gauche, de nombreux geysers crachent. Environ 85% des maisons en Islande bénéficient d’un chauffage produit par géothermie. Très peu de monde : il y a plus de chevaux que de personnes. Puis on traverse à nouveau quelques petites villes avant de rejoindre la piste. Cela devient de plus en plus désertique. Le bus s’arrête pour une pause photo puis on traverse quelques gués avant d’arriver au camp de base. Le ciel se charge de plus en plus. Nous ne sommes pas seuls, de nombreuses tentes sont déjà en place. Il y a en effet de nombreuses randonnées à faire dans le parc du Landmannalaugar.

Nous commençons par monter Islande Landmannalaugar la tente mess, ce qui n’est pas une mince affaire, car elle est neuve et la notice est plus que succincte. Nous montons les tentes individuelles, dont celle de Stéphane, qui est une tente d’expédition 2 places qu’il teste pour MSR. Chaque caisse trouve ensuite sa place dans la tente mess. Vers 15h, tout est OK, il commence à tomber quelques gouttes. On grignote, puis on monte sur le plateau de lave pour une mise en jambe d’1h30, à la découverte des fantastiques paysages du Landmannalaugar. La coulée de lave est une coulée basaltique qui date de 1480. Les gouttes alternent avec les rayons de soleil donnant une belle lumière sur les montagnes. Une fois sur le plateau, on continue vers des fumerolles à la bonne odeur d’œuf pourri, ce qui donne une ambiance fantasmagorique. Puis, de retour à la tente, c’est l’heure du goûter et ensuite on va barboter dans une source chaude avec une eau à environ 40°. Que du bonheur! Ensuite, c’est le repas avec au menu : gigot d’agneau cuit dans la braise et purée de patate douce. Le gigot est mariné au préalable puis emballé dans 4 ou 5 épaisseurs de papier alu et mis sur la braise 30 min d’un côté et 35 de l’autre. Un pur régal! Maintenant à l’extérieur, il y a un très bel éclairage avec un superbe arc en ciel. C’est photo sur photo…magnifique, le ciel est couleur ardoise sur le Landmannalaugar!


Mardi 2 juillet

Landmannalaugar: le Haalda Sudurnamur, le Brennisteinsalda, le Blahnukur

trek Landmannalaugar

La douche et le p’tit déj feront oublier la mauvaise nuit. Vers 9h15, nous sommes prêts pour faire le tour des crêtes soit 3 ou 4 sommets, environ 6h de marche, et 1000m de dénivelé positif et négatif. Ce matin, il fait beau sur le Landmannalaugar et seul un léger voile nuageux donne un effet de brume. Les couleurs sont superbes pour les photos. On part par la piste que l’on quitte assez rapidement pour gravir le 1er sommet : Haalda Sudurnamur. En nous élevant, nous apercevons de nombreux glaciers, dont un très beau glacier tabulaire. Nous poursuivons par un léger faux plat descendant, une 2ème montée, une belle descente et l'on se retrouve sur le plateau. Le ciel se charge un peu, le vent se monte, Stéphane est assez pessimiste quant à l’évolution du temps, dommage, car le paysage est splendide.

Nous nous dirigeons récit Landmannalaugarvers la salle à manger en longeant un cours d’eau alimenté par de petites cascades d’où s’échappent des fumerolles, de véritables petites bouilloires. Nous arrivons alors devant une vasque d’eau chaude dans laquelle Stéphane installe une casserole avec de la crème et du chocolat. Une fois la salade de pâtes mangée, la sauce au chocolat est prête pour napper les bananes avec en prime de la crème chantilly. Miam, miam!!! Le temps du repas, le ciel s’est dégagé, c’est sublime. Nous repartons pour une 3ème grimpette vers le très beau sommet Brennisteinsalda, d’où l’on voit le départ de la coulée de lave. Quelle palette de couleur : du blanc, du bleu, du vert, du noir, du rouge, … on ne se lasse pas du Landmannalaugar, c’est vraiment trooop beau! On redescend vers la grosse fumerolle que l’on a vue hier. Cela sent le soufre à plein nez!

photo Landmannalaugar

Puis, comme le ciel s’est bien dégagé et que le groupe marche bien, Stéphane décide de gravir le 4ème sommet, le Blahnukur. Au préalable, nous évitons un gué, seul Claude le traverse, mais plouf! gué loupé, pied mouillé!!! La montée est bien raide dans un terrain plus que meuble. Le vent est glacial, mais cela le fait. Au loin, Stéphane nous montre le volcan Hekla. DANGER! Ce sera peut-être le prochain à entrer en éruption. La montée est très belle; il y a une alternance de rouge, vert, gris, noir et blanc, une véritable aquarelle. Puis, c’est la dernière descente dans un sentier très bien tracé en zigzag sur la crête. On arrive au camp pour le goûter, puis vient l’heure du bain dans les sources chaudes pour se délasser de la journée. Ensuite, il est temps d’aider Stéphane à préparer le repas, une soupe et du poisson avec du riz au tika masala. Que c’est bon!


Mercredi 3 juillet

Landmannalaugar: le lac Frostastadavatn, le lac Ljotipollur

Lever vers 7h30, Islande Landmannalaugaravec une tempête de ciel bleu, l'objectif du jour est le lac Ljotipollur. Nous empruntons d’abord la piste d'arrivée au Landmannalaugar, puis bifurquons rapidement à gauche pour monter dans le champ de lave. Nous arrivons sur un replat qui surplombe le lac Frostastadavatn. C’est grandiose, premier spot photo, … puis nous redescendons avant de traverser à nouveau la piste et de remonter sur l’autre versant. "Vous allez voir quelque chose que vous n’avez encore jamais vu" nous dit Stéphane. Ah, ah! c'est le suspens… Arrivés au sommet, nous surplombons la superbe caldeira rouge- violine du volcan Ljotipollur, remplie d’un lac à l’eau bleue-verte. C’est magique et effectivement du jamais vu, ni même imaginé. Dommage que le ciel se soit un peu couvert, mais cela ne gâche en rien la beauté du paysage, car les nombreuses couleurs chatoient comme si elles créaient leur propre lumière : du rouge (la rhyolite), du vert ( l’oxyde de cuivre), du gris, du noir (basalte) et le bleu du lac.

photo Landmannalaugar

Nous nous installons à l’abri du vent pour pique-niquer. Nous laissons à regret le Ljotipollur tandis qu'un petit rayon de soleil nous accompagne pour le retour. Mais rapidement un nuage gris laisse échapper de fines gouttes qui s’épaississent jusqu’au camp. C’est l’heure du goûter, puis Stéphane nous propose de visionner un reportage sur les volcans d’Islande. Reportage aux images magnifiques, mais qui fait froid dans le dos quant aux dangers de ces volcans sous-glaciaires qui peuvent se réveiller du jour au lendemain avec les conséquences que l’on connaît. Après la grosse averse, le soleil brille à nouveau et nous pousse à aller nous baigner pour nous détendre avant le repas. Ce soir, ce sera, pâtes au pistou avec pignons et amandes, on continue dans la cuisine gastronomique! Demain, en fonction du temps, nous ferons une petite balade avant de quitter le Landmannalaugar.

Auteurs : Patrick et Corine Willemain