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Récit de voyage et diaporama:
Lipari, Panaréa et Stromboli

Mardi 1er Juin

Sentier balcon de l'île de Lipari

Aujourd’hui, tour de l’île à pied par le sentier en balcon de San Calogero. Le ciel n’est pas très engageant mais Sylvain nous assure que la météo annonce une belle journée. Nous emprunterons d’abord un bus qui nous montera jusqu’à Quattropani, au Nord Ouest de l’île. Après un petit détour vers une veine d’obsidienne, nous prenons un petit chemin qui nous mène aux anciennes carrières de kaolin, terre aux couleurs pastel de l’arc en ciel qui était utilisée pour fabriquer la faïence. La descente se poursuit dans un décor très sauvage, d’abord lunaire même fantomatique avec la brume. Puis, le nuage se déchire laissant découvrir la mer où nous retrouvons, genêts, artichauts en fleurs et figuiers de barbarie. Nous avons une très belle vue sur les 2 cônes de Salina surmontés de beaux nuages faisant penser à un panache de cendre.

En fin de matinée, c’est sur la terrasse des thermes de San Calogero que Sylvain et Léo poseront la nappe avant d’étaler les ingrédients pour le pique-nique. C’est en pleine chaleur et en pleine digestion que nous monterons vers le village de Pianoconte où nous prendrons un rafraîchissement bien mérité. Nous poursuivrons ensuite vers le belvédère de Quattrocchi avec, en premier plan des agaves et figuiers de Barbarie et une très belle vue sur Vulcano et sur les pitons rocheux de Faraglioni. Un régal pour les photographes. Ensuite, descente tranquille avec belle vue plongeante sur Lipari après quelques essais et erreurs de nos accompagnateurs qui leur coûteront un apéro, Malvoisie oblige. Il faut dire que les cartes manquent un peu de précision. RV est donc donné dans le jardin de l’hôtel à 19h45 pour l’apéro. Léo a préparé des toasts avec pesto d’aubergines et pesto au basilic, un régal. Sylvain essaie de nous donner les consignes pour le lendemain mais l’apéro en déconcentre certains (on taira les noms!) qui ne savent toujours pas où ils vont déposer leur sac de vêtements le lendemain à Stromboli !!!


Mercredi 2 Juin

Randonnée diurne à Panaréa et Randonnée nocturne à Stromboli

Objectif final de la journée, montée au Stromboli pour admirer les gerbes incandescentes dans la nuit… Le matin, traversée en hydroglisseur pour Panaréa, « le Saint-Trop’ de la mer tyrrhénienne ». Située face au Stromboli, ses maisons blanches aux volets bleus sont agrémentées d’immenses bougainvillées, lauriers et cactées de toutes sortes. C’est à pied, à travers les ruelles étroites, que nous rejoignons la petite plage de galets de la calettadei Zimmari. Après une baignade rapide pour certains, nous continuons jusqu’à Cala Junco et ce qu’il reste d’un village préhistorique sur le promontoire de Punta Milazzese. Nous avons une belle vue sur les criques aux eaux limpides. De là, plusieurs options sont proposées: baignade et repos aux plages de sable noir et/ou de galets ou montée au sommet de l’île, le Pizzo del Corvo qui culmine à 420m. La chaleur aidant, les 2/3 du groupe décident de farnienter et de garder des forces pour la montée au Stromboli.

Les plus vaillants prennent un sentier balcon entre les genêts, les cactus et les herbes folles avant d’attaquer une belle grimpette pour atteindre le sommet qui n’est autre qu’un vaste plateau avec une vue splendide sur le Stromboli. Ce dernier nous honore de quelques beaux panaches, cela promet pour ce soir… Là haut 2 options: descendre en continuant le tour de l’île pour les plus rapides ou descendre tout droit sur le port. Sylvain nous laisse partir à 6 en nous expliquant le chemin, rejoindre l’altiport, 400m plus bas par un sentier assez raide et longer tout le village avant de rejoindre le port. C’est parti, avec le Stromboli face à nous tout au long de la descente entre les genêts et les aubépines, quel spectacle. Le pique-nique, poulet et lambrusco, sera bien apprécié après ce très beau tour de l’île. A 15h, nous prenons un Aliscaf pour rejoindre l’île de Stromboli. Le principe de ce bateau est qu’il se lève pour reposer uniquement sur 2 grandes nageoires latérales qui jettent des gerbes d’eau de chaque côté. Un régal par temps calme nous disent Sylvain et Léo.

Stromboli, la plus excentrée des îles éoliennes est aussi la plus célèbre et la plus impressionnante, un cône plongeant ses racines vers le fond de la mer Tyrrhénienne, à plus de 2000m sous la surface. Jusqu’en 2002, il y avait 3 cratères bien définis. Après les dernières éruptions, à cause de violentes activités explosives et d’effondrements successifs, ils se sont transformés en un cratère unique, à l’intérieur duquel se trouvent différentes bouches en évolution permanente. L’activité principale est strombolienne, caractérisée par des explosions régulières (toutes les 15 à 20mn) de bulles de magma projetant des lambeaux de lave, accompagnées d’un dégazage continu. Arrivés sur l’île, nous passons d’abord par l’agence où Sylvain a réservé les places pour les personnes qui souhaitent monter au sommet. En effet, 2 possibilités s’offrent à nous : la montée juste sous le sommet à 918m pour admirer pendant 1h maximum les gerbes de lave, qui se fait obligatoirement avec un guide local ou bien la montée au belvédère face à la Sciara del Fuoco d’où dévalent les pierres incandescentes éjectées par le cratère 500m plus haut. Les ¾ ne « rêvent » que du sommet.

En fait, nous nous retrouvons vers 17h30 dans un groupe de quarante personnes avec 2 guides, de nombreux groupes nous précèdent tandis que d’autres nous succèdent. C’est vraiment l’usine à touristes. A raison de 28€ par personne, c’est une réelle manne financière pour l’île. Les guides s’interpellent par radio pour réguler les flux, nous nous traînons et n’avons pas le droit de doubler, dur, dur… Tandis que le début se passe entre les genêts et les arbousiers, sous un beau soleil déclinant, le vent se lève et un gros nuage vient obstruer le sommet. L’inquiétude se lit sur les visages. L’odeur de soufre commence à se faire sentir et une sourde explosion nous indique que nous approchons. Après de nombreux arrêts, espérant que le vent se calme et que le nuage disparaisse, les guides décident d’aller sous le sommet. Une 1ère puis une 2ème explosion, mais pas même une lueur rouge ne filtre à travers le nuage. Après une longue attente et plusieurs rasades de Limoncello, nous longeons la crête jusqu’au sommet avant d’entamer la descente par une très belle pente de cendre. Un régal sauf que cela n’avance pas, dur pour les cuisses qui « chauffent ». Une ribambelle de frontales, telles des lucioles illuminent le volcan. Quelle déception, nous qui attendions tous un spectacle grandiose comme sur les cartes postales. Après une bonne pizza et un bon verre de vin pour oublier, nous rejoignons l’hôtel où Sylvain et Léo nous attendent pour recueillir nos impressions. Ils ont bien vus le nuage monter sur nous. Eux ont vus quelques pierres dévaler la pente mais guère plus.


Jeudi 3 Juin

Journée de transfert: Stromboli, Lipari, Milazzo

Nous prenons le p’tit déj sur une belle terrasse face au Strombolicchio, 1ère manifestation de l’activité volcanique du Stromboli. Il ne reste qu’une roche dépassant d’environ 40m avec 2000m enfouis sous la mer. Après une petite ballade dans le village en attendant le bateau de 11h, nous rejoignons Lipari, y mangeons, flânons jusqu’à 16h avant de récupérer nos bagages laissés à l’hôtel Oriente. Le ferry est prévu à 16h40 pour Milazzo. Patrick nous fait une frayeur : arrivés au port, il s’aperçoit qu’il a laissé son appareil photo à l’hôtel. Il n’a que 10mn pour faire l’A/R. C’est parti pour un sprint. En fait, il avait tout son temps car le ferry a été supprimé et nous devrons attendre 1h. Ce n’est que vers 19h que nous débarquons à Milazzo où un bus nous attend pour monter au pied de l’Etna, à 1900m. Il nous faudra plus de 2h pour rejoindre l’hôtel Corsaro, le bus étant un peu fatigué. Nous avons quelques craintes pour la descente mais espérons tous que les freins sont en meilleur état que l’embrayage. Quelques virages avant l’hôtel, nous passons au niveau du refuge Sapienza, seul bâtiment ayant résisté à l’éruption de juillet 2001, les coulées de lave étant passées de chaque côté. La météo n’est pas terrible du tout pour demain, la neige est même annoncée pour le début d’après midi. Quel dommage !