Mercredi 25 mai
De Paléochora à Sougia
A 7h30, il fait beau, nous descendons déjeuner avec nos bagages qui eux, prendront le bateau à 8h pour rejoindre Sougia. C’est notre 1ère rando. Nous quittons rapidement le bitume pour rejoindre un chemin côtier. Il fait chaud mais il y a un peu de vent. Une jolie petite crique et c’est l’occasion d’une pause baignade. Dès lors que le chemin se rétrécit, Dimitri forme 2 groupes pour une question de sécurité. Nous montons lentement jusqu’à un col avant de redescendre vers le site romain de Lissos où nous allons pique-niquer. La pluie s’invite à notre repas. Ensuite, nous allons visiter le temple à ciel ouvert et la chapelle. Le paysage est aride.
La pluie a cessé mais le ciel reste couvert ce qui ne découragera pas les plus fous pour une 2nde baignade sur une plage où les galets roulent avec les vagues. Ensuite, une bonne grimpette nous attend sous le soleil réapparu. Arrivés sur le plateau, nous dominons la crique où l’eau est passée d’une couleur ardoise à une couleur turquoise. Nous traversons la garrigue avant de descendre par une belle gorge jusqu’à Sougia situé en bord de mer. C’est un petit village qui vit principalement du tourisme. Une baignade apéritive suivie d’un bon verre de jus d’orange pressée nous fera patienter jusqu’au repas. La célèbre moussaka nous attend après l’incontournable « greak salad » et le tsatziki. De grosses averses ponctuent notre repas.
Jeudi 26 mai
De Sougia à Omalos
Une nuit pluvieuse et le tonnerre gronde dès le matin s’accompagnant d’un crachin, dur, dur… C’est, cape au dos, que nous entamons notre marche en direction des gorges d’Agia Irini. Rapidement, le soleil perce et il se met à faire chaud et humide. Après une bonne heure de bitume, nous arrivons à l’entrée de la gorge. La montée se fait progressivement, alternant petites grimpettes et faux plats. Nous marchons d’abord sous couvert puis sommes rapidement entourés d’immenses falaises. Il est 13h et l’heure du pique-nique a sonné ; chacun sort ce qu’il a porté et se confectionne sa salade. La sieste proposée par Dimitri est vite interrompue par les nombreux nuages menaçants. C’est, le ventre plein que nous redémarrons par une bonne côte mais heureusement il fait frais.
Très vite, nous sommes rattrapés par le nuage qui nous empêche d’admirer le paysage. Chacun montant à son rythme, nous attendons que l’ensemble du groupe nous rejoigne sur le plateau pour reprendre une grande traversée avant la montée finale vers un col culminant à plus de 1000m. C’est, dans le brouillard que nous l’atteignons vers 16h30. L’hôtelier vient nous chercher en minibus pour le village d’Omalos et dès les premiers tournants de descente le soleil réapparait comme par enchantement, les nuages étant restés accrochés au col. Le raki, servi par notre hôte, va permettre à tous de se réchauffer. En fin d’après midi, nous visitons la fromagerie de Martinos. Les bergers de la région y vendent leur lait qui sera transformé en tomme de brebis, appelée « graviera » ; de nombreuses meules d’environ 8kg sont en cours d’affinage.
Vendredi 27 mai
D'Omalos à Agia Roumeli
Après une nuit bien fraîche, RV est donné à 7h30 avec nos bagages qui, de nouveau vont rejoindre le bateau pour être acheminés vers Agia Roumeli. Nuages et soleil alternent dès le matin. Nous prenons le minibus jusqu’au départ de la célèbre gorge de Samaria située à 1200m. C’est le plus long canyon d’Europe qui serpente sur 16km. En haut, nous sommes dans la purée de pois, dur, dur pour les photos. Après avoir payé le droit d’entrée, nous entamons la descente facilitée par des marches et des protections contre les chutes de pierre. Jean Denis et Nadège ont évité de peu une pierre arrêtée par le filet au dessus de leur tête, plus de peur que de mal. Les nuages se déchirent lentement laissant apparaître falaise et sommets alentours dont le mont Pachnès culminant à 2452m. Le chemin est très bien aménagé avec, régulièrement, point d’eau, WC et tables pour le pique-nique.
Plus nous descendons et, plus les gorges se resserrent. L’eau, sous forme de vasques translucides, apparaît à différents endroits. C’est, vers 400m d’altitude que nous ferons notre pause pique-nique au village abandonné de Samaria. Le ciel se couvre de plus en plus jusqu’à donner de nouveau des gouttes sans grande conséquence sauf pour les photos qui manqueront de luminosité et de contraste. Dommage car, les gorges, de plus en plus étroites, laissent apparaître de très belles parois aux roches striées d’ocre et d’anthracite sur lesquelles s’accrochent des pins et autres arbustes, « un spectaculaire plissement géologique zèbre les différents à-pic » explique le Géoguide. Patrick et Eric immortalisent chaque plissement de la roche.
Nous passons successivement 3 sidéroporta « porte de fer », de plus en plus étroites et plus hautes ; la dernière, large de 3m et haute de 300m se franchit en empruntant une passerelle. Nous quittons progressivement la gorge, le paysage s’ouvre laissant apparaître de nombreux lauriers roses. Le soleil chauffe de plus en plus à l’approche du village situé en bord de mer. De nombreux touristes, venus passer la journée, attendent le départ du ferry. Nous profitons des derniers rayons de soleil pour piquer une tête ; la plage est belle, l’eau est fraîche mais très vite, les nuages gagnent du terrain, le vent se lève et nous contraint à rentrer. Apéritif local avant le repas composé ce soir d’espadon, un régal.
